Mars 09 03

Version imprimable "Le Socialisme néomoderne...". Extrait n°2

A paraître le 18 mars, au Seuil

NB. Pour une pleine compréhension, Il est nécessaire de lire les extraits dans l'ordre de publication.



Extrait n°2. chap.1.

 

 (...)

Dépasser la modernité pour en accomplir la promesse

 

S’agit-il alors pour moi de reconstruire un discours authentiquement moderne? Oui et non.

Oui, car il s’agit de renouer avec la volonté d’émancipation de l’humanité, y compris à l’égard des nouvelles formes d’aliénation engendrées par le mouvement même de la modernité. Oui, car il s’agit aussi de refonder l’idée de progrès en ce temps où le mot «réforme» en vient à désigner tout retour en arrière.

 

Non, car ce mouvement atteint désormais ses limites; il est enlisé dans les impasses où l’emmènent les deux erreurs anthropologiques qui structurent la pensée moderne, à savoir: le fantasme de l’homme surnaturel et le mythe de l’individu autonome.

 

La première de ces erreurs a détourné la pensée politique moderne d’une science de l’homme. L’homme moderne fut en effet pensé comme un être façonné par sa culture et non plus par la nature; un être distinct des animaux en cela même qu’il pouvait s’affranchir de la nature et même dominer celle-ci, grâce au pouvoir de la raison et de la technique. Le progrès fut alors conçu comme une sortie de la nature, et l’être humain, dans un déni orgueilleux de son animalité, pouvait se croire affranchi de sa propre nature. En quelque sorte, le monde nouveau engendré par le progrès accouchait aussi d’un homme nouveau. Erreur fatale pour toute vraie réflexion sur le progrès. Car, en réalité, l’humanité ne change pas. Les fonctionnements physiques, psychiques et sociaux constitutifs de notre nature (invariants anthropologiques) existent bel et bien et ont été fixés au paléolithique, des dizaines de milliers d’années avant la formation des premières grandes cités. Depuis lors, nos comportements ont évolué pour s'adapter au changement de la société, mais la nature de nos aspirations et des fonctionnements qui concourent à notre existence est restée la même. Si l’idée de progrès social doit avoir un sens pour des humains, elle implique certainement l’idée que l’organisation de la société doit s’adapter à la nature humaine, et non l’inverse (qui est par définition impossible). Mais la culture moderne, aveuglée par son fantasme d’un homme surnaturel, a trop œuvré à convaincre les hommes de s’adapter au progrès et n’a pas assez cherché à concevoir un progrès adapté aux hommes.

 

La correction de cette erreur d’aiguillage est aujourd’hui urgente pour relever le défi écologique du xxie siècle. En effet, la science de l’homme nous apprend que, pour l’être humain, être social par nature, les liens valent mieux que les biens, et que les vraies tragédies de notre histoire ont commencé à partir du moment où l’obsession de la production a pris le pas sur celle de l’alliance entre les humains. Nous verrons comment la conception sociale de l’être humain débouche sur une autre idée du progrès: un «progrès humain» tel que la croissance simultanée de la liberté et des liens nous arrache enfin à l’impasse fatale où nous entraîne aujourd’hui la croissance des biens.

 

Le fantasme d’un homme affranchi de sa propre nature est évidemment corrélé à la seconde erreur anthropologique de la pensée moderne: le mythe de l’individu autonome, de l’être humain autoconstruit par sa raison et sa volonté propres. À partir de ce mythe, la liberté a toujours été plus ou moins conçue comme une indépendance envers autrui et un relâchement des liens sociaux. Or, cette dernière façon de concevoir la liberté est un contresens absolu par rapport au processus effectif de construction d’un sujet singulier. Il est, de nos jours, parfaitement établi que ce dernier se construit dans et par la relation et la communication avec les autres, et se trouve dans l’incapacité de grandir sans elles. Nous savons que la liberté réelle ne se forge pas dans l’indépendance à l’égard d’autrui mais dans l’interdépendance et l’enchaînement de cercles multiples et diversifiés de relations sociales. Ce n’est pas la destruction des liens qui nous libère, mais leur multiplication. On sait enfin que, pour grandir en sujet singulier, chaque être a besoin de la présence symbolique d’un autre que soi en soi, d’une place de l’Autre qui, tout en imposant une limite à l’expansion de soi, crée l’espace consistant où cette expansion devient possible. L’être seul et sans limites, privé de transcendance, n’est pas libre et autonome, il se noie dans le vide d’un espace infini.

 

En un mot, l’être singulier et sa liberté ne se construisent pas contre la société et sans les autres, mais grâce à elle et avec eux. Faute d’avoir su intégrer cette vérité anthropologique, la pensée et la politique modernes n’ont pas pu exploiter la synergie positive entre ce que j’ai appelé les deux «aspirations ontogénétiques » des êtres humains: «être soi, par et pour soi», d’un côté, «être avec, par et pour autrui», de l’autre côté. Les constructions politiques ont dès lors oscillé entre des modèles qui privilégient l’une de ces aspirations au détriment de l’autre (au lieu de les combiner), entre un libéralisme insistant sur l’individuation et un socialisme insistant sur la sociation, entre l’utopie hyperlibérale d’une «dissociété» juxtaposant des individus parfaitement déliés et autonomes et l’utopie hypersocialiste d’une «hypersociété» fusionnant les individus dans une communion indivise.

 

L’Occident vit, depuis quelques décennies, la fin du cycle politique de la modernité qui a peu à peu installé la figure de l’individu autonome, dans une oscillation permanente entre le souci de l’individu et celui de la société, entre le souci de la liberté et celui de l’égalité, entre le libéralisme et le socialisme. Le xxe siècle nous a conduits aux extrêmes de ce balancement. On a vu l’hypersocialisme communiste construire une société collectiviste contre la liberté, avant que son effondrement laisse libre cours à la généralisation de son contraire, l’hyperlibéralisme qui instrumentalise le culte de la liberté individuelle pour déconstruire la société. Chemin faisant, après la «mort de Dieu», le rejet des idéologies discréditées par une histoire sanglante a achevé de livrer les consciences au vide de l’autonomie. Ce triomphe de l’individu seul maître et responsable de sa pensée et de son destin semble constituer l’achèvement du projet moderne. Mais c’est là une victoire à la Pyrrhus. La société hyperlibérale s’avère être une «dissociété» violente et instable, car elle ne libère vraiment que le capital et la compétition, car elle restaure une pression extrême sur l’individu soumis aux impératifs de la performance, aux aléas de la conjoncture économique et à l’exigence de compétitivité. Après deux siècles d’expansion, le capitalisme tue toujours des ouvriers au travail dans les pays les plus «avancés». Le prétendu «désengagement» de l’État au profit de l’initiative individuelle masque le pouvoir croissant d’un État privatisé qui restreint les droits et les libertés du plus grand nombre pour le soumettre aux exigences d’une minorité. La prétendue «autorégulation» par la libre concurrence débouche  sur la criminalisation de l’économie et les crises à répétition. Par ailleurs, le progrès incontestable de la liberté de penser s’est mué en inconsistance de la pensée qui ne connaît plus de point fixe où accrocher une vérité. Une jeunesse grandie dans le relativisme, le culte de soi et de la marchandise ne sait plus gérer la frustration et ne reconnaît plus aucune autorité. En fait de libération, la culture triomphante de l’individu soi-disant seul maître de lui-même nous a seulement libérés des liens sociaux et a seulement vidé la place de l’Autre en nous, sans quoi pourtant aucun être ne peut construire sa liberté.

 

La dissociété des individus libérés de toute autorité morale transcendante et livrés à la compétition permanente nourrit la violence. Alors, face aux désordres, les néolibéraux ont noué une alliance avec les conservateurs qui engagent le retour vers un ordre prémoderne, mélange de répression policière, d’intégrisme religieux, de contrôle communautaire et d’abrutissement dans le travail (…)

 

L’hyperlibéralisme peut ainsi devenir foncièrement antilibéral. Et le mouvement même de la modernité, en son achèvement, engendre une réaction antimoderne. Certes, comme l’explique Marcel Gauchet, dans un magistral parcours historique de la modernité, la tentation du retour en arrière et la restauration conservatrice sont récurrentes et participent d’une dialectique qui n’a, au bout du compte et jusqu’alors, jamais interrompu la dynamique de l’émancipation des individus. Seulement voilà, nous verrons que nous nous trouvons désormais au bout de ce processus, et que nous avons, en Occident, dépassé le stade où la dialectique individu-société avait encore du grain à moudre pour explorer de nouveaux modèles sociaux et de nouveaux espaces d’expansion de l’autonomie.

 

Le xxe siècle a épuisé l’exploration des trois issues possibles (des trois impasses en vérité) au dilemme d’une société constituée par des individus supposés indépendants les uns des autres : 1) la fusion des individus dans une hypersociété qui assure l’ordre par l’aliénation de l’autonomie individuelle ;

2) la séparation des individus (ou des communautés) dans une dissociété qui tente de remplacer les relations humaines par des relations marchandes ;

3) la synthèse totalitaire qui consiste à instaurer une dissociété temporaire atomisant les individus, pour mieux anéantir ensuite et les individus et la société, fondus dans le seul être résiduel et total, l’État.

 

Tant qu’il demeure dans le cadre de pensée circonscrit par le mythe de l’individu autonome, l’Occident, que la dialectique moderne a conduit jusqu’à la dissociété, n’a pas d’autre issue que le retour vers une hypersociété collectiviste ou vers le totalitarisme. Alors, personne n’étant sérieusement tenté par ces «issues», nous vivons le sentiment d’une fin de l’histoire politique. Pour dépasser les contradictions et les limites de notre modèle social, il n’y a plus d’autre modèle à explorer, et plus de nouveau monde désirable à atteindre. Il ne reste pas davantage d’espace symbolique à conquérir pour l’autonomie d’un individu déjà libéré de toute transcendance, effectivement chargé de trouver en lui seul sa raison d’être et d’agir.

 

L’individu hypermoderne, au bout d’un voyage qui ne tient pas sa promesse, est naturellement tenté de revisiter des étapes antérieures. Une fois parvenu au bout d’un chemin, la seule façon de continuer à marcher, c’est de repartir en arrière. C’est là, pour simplifier à l’extrême, ce qui selon moi distingue les pulsions régressives contemporaines des tentatives de restauration observées au début du xviiie et du xixe siècle. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’une pause dialectique préparant une nouvelle avancée de la modernité. Il s’agit plutôt des spasmes destructeurs d’un processus achevé et qui a épuisé son avenir.

 (…)

 Il n’est plus temps d’être moderne, il est grand temps d’inventer une nouvelle modernité. L’enjeu du politique n’est plus de libérer l’individu des liens sociaux et de la transcendance qui lui barrait autrefois le chemin de l’autonomie. Il est, je le montrerai, de dépasser le mythe moderne de l’individu autonome qui barre la route à la construction d’une vraie liberté. Il est de remplacer un laisser-faire qui aliène par des liens qui libèrent. Face à la nouvelle société déliée, déréglée et désenchantée, l’autre grand défi politique du xxie siècle est de redécouvrir des principes d’ordre et d’autorité qui tiendraient à nouveau les gens ensemble, sans détruire la liberté, sans effacer trois siècles d’émancipation.

 

… À suivre …

Commentaires

1 - quelques questions

M. Généreux ce que vous écrivez est interressant et je suis globalement d'accord avec vous mais j'ai quelques petits doutes et quelques petites choses qui m'interpellent je vous en cite deux.

D'abord, je m'étonne de la façon dont vous présentez le socialisme et le libéralisme. J'ai l'impression, lorsque vous dîtes que l'Occident a oscillé entre le souci de la liberté et de l'égalité, de l'individu et de la société, entre le libéralisme et le socialisme, que vous renvoyez dos à dos libéralisme et socialisme, considérant que chacun a ses "bons côtés" (l'émancipation et le progrès pour l'un, le lien social et la solidarité pour l'autre) et ses dérives (l'hyperlibéralisme et la dissociété d'un côté, l'hypersocialisme collectiviste de l'autre), mais que tous les deux ont ce défaut de ne privilégier qu'une des deux aspirations ontogénétiques alors que la seule solution est de les combiner harmonieusement. Bref, que libéralisme et socialisme reposent tout les deux sur une erreur dans la conception de l'être humain; donc il faut trouver une, je ne dirais pas une "troisième voie" pour des raisons évidentes (puisque ce terme est attaché à ce qui est en fait une résignation de la gauche face au néolibéralisme), mais en tout cas une troisième option qui tourne le dos aux deux autres susnommées en "réparant" leur erreur commune, donc en associant les deux faces du désir d'être. 
Or, j'avais cru comprendre que dans votre grille de lecture, "socialisme" est précisément le terme qui définit cette option qui se fonde sur la nature sociale de l'humain. Dans votre contribution au forum du PS sur le thème "les socialistes et l'individu", vous regrettiez que Pierre Leroux parle des deux ennemis comme de l' "individualisme absolu" et du "socialisme absolu", indiquant qu'il y a un bon individualisme mais aussi un mauvais socialisme, alors que socialisme devrait désigner ce qui s'oppose à la fois à l'individualisme ET au collectivisme. Or, j'ai l'impression, en lisant cet extrait que vous nous offrez généreusement (sans mauvais jeu de mot), et notamment quand vous parler de l'oscillation permanente entre libéralisme et socialisme, l'utopie hyperlibérale et l'utopie hypersocialiste, que vous utilisez "socialisme" pour désigner ce "frère ennemi" du libéralisme qui commet lui aussi l'erreur de ne voir qu'une des deux aspirations de l'être (le désir "d'être avec" tandis que le libéralisme privilégie le désir "d'être soi").


Ensuite dans votre conclusion, vous dîtes qu'il faut 

redécouvir des principes d'ordre et d'autorité qui tiendraient à nouveaux les gens ensemble, sans détruire la liberté, sans effacer trois siècles d'mancipation.
Je comprend ce que vous voulez dire, mais je suis surpris par les mots sélectionnés: ordre et autorité. Il me semblait que c'était une tendance condamnable qu'il y avait dans la famille socialiste d'aller dans le sens de l'alliance dont vous parler entre néolibéraux et conservateurs, c'est-à-dire de vouloir régler le problème de la compétition généralisée et de modérer la dissociété non par l'égalité et le lien social (comme ce devrait être le rôle des socialistes) mais par un retour à l'ordre, au moralisme et au sécuritaire, tendance incarné entre autre par Mme Royal. Dans une émission de radio il y a quelques semaines, vous lui reprochiez d'avoir emboité le pas à la campagne de M. Sarkozy, disant que c'était une erreur de faire appel à un retour de l'ordre, même qualifié de "juste", alors que les socialistes doivent pacifier la société par la solidarité et l'égalisation, que la solution n'est donc pas le retour à l'ordre autoritaire, comme le pense les libéraux-conservateurs et même, hélas, parfois des socialistes. Or, vous parlez bien là comme solution de l' "ordre" (même pas accompagné de "juste" ;-) ), d'où mon étonnement.

Voilà, ce sont les deux remarques qui me viennent pour l'instant à l'esprit. Je pense avoir déjà un peu trop écrit dans ce commentaire, je vais m'arrêter ici avant d'être vraiment trop long. J'espère que vous aurez le temps de répondre à mes interrogations. Merci en tout cas pour votre contribution au débat intellectuel de la gauche.

 


Enadim | Le Mercredi 04/03/2009 à 23:30 | [^] | Répondre

2 - Re: quelques questions

Je vous remercie pour votre intérêt précoce.
Le problème est que je donne ici des extraits d'un chapitre introductif, qui par conséquent
ne peut vous donner une idée précise de mes positions... Cela peut inévitablement entrainer
quelques ambiguités, comme il est normal dans toute lecture d'un morceau choisi tiré de son contexte.

Dans le passage en question, quand je parle du libéralisme et du socialisme, je parle de la pratique habituelle de ces courants politiques et de leur interprétation usuelle, et non de ma conception.
Manifestement vous avez parfaitement compris ma conception du socialisme, comme la philosophie politique et la methode scientifique d'analyse qui repose sur la conception juste de l'être humain et qui donc concilie toutes les aspirations humaines. Mais si cette conception est en germe dés les origines du socialisme moderne, elle n'est ni pleinement aboutie ni dominante. Celle qui va s'imposer dans la culture politique dominante est celle d'une priorité à l'égalité et à l'association, et avec le marxisme celle du socialisme comme mode de production fondé sur la propriété sociale. Et, à partir de la fin du XIXe siècle l'idée de fonder le socialisme sur une conception scientifiquement fondéede la nature humaine, i.e. sur une anthropologie a quasiment disparue. Les socialistes ont eu (certains du moins comme Leroux ou Marx) l'intuition de l'erreur anthropologique du libéralisme, mais ils n'ont pas explicitement entrepris de refonder le discours politique sur une nouvelle anthropologie. C'est en ce sens que, selon moi, pour aller au bout de cette intuition il faut dépasser le socialisme "moderne", ne plus considérer le socialisme comme un simple mode de production, ou un culte de l'association, ou encore celui de l'égalité réelle, mais comme une philosophie beaucoup plus générale et ambitieuse qui refonde toute la politique, l'économie et la société, sur ce que les sciences de l'homme nous apprenne sur le fonctionnement d'n être social par nature. C'est ce que j'appelle le socialisme néomoderne, celui qui nous fait entrer dans une nouvelle modernité...

Ensuite, à propos de l'ordre, soit je me suis précedemment mal exprimé soit vous m'aurez mal compris.
Ce que je conteste, c'est le retour à l'ordre moral ou l'ordre social traditionnel. Par extension, je critique tout discours politique qui évoque un nécessaire retour à l'ordre, dés l'instant où il ne précise pas de quel ordre il parle et des modalités de cet ordre. Car alors par défaut, cela ne peut évoquer dans les esprits que les formes anciennes. L'ordre juste entre dans ce lot car le qualificatif "juste" ne lève aucune ambiguité et même en ajoute en mêlant la justice à l'affaire. Toute société a besoin d'un minimum d'ordre et d'autorité. Vous décrouvrirez plus loin dans le livre que tout individu a aussi besoin de ce minimum là pour grandir et construire sa liberté. Le problème de la modernité en cette matière est que seserreurs anthropologiques lui ont interdit de penser l'ordre et l'autorité autrement qu'en contradiction avec la liberté individuelle. Et du coup d'ailleurs la modernité libérale n'a finalement pas su développer les libertés individuelles sans engendrer le désordre social et la mort de toute autorité légitime, ce qui finalement nourri aujourd'hui tous les rappels à l'ordre et à l'autorité qui font peser la menace d'une grande régression. Le défi d'une nouvelle modernité est donc d'échapper à ce cycle infernal et de trouver des principes d'ordre et d'autorité qui non seulement ne sont plus contradictoire avec l'émancipation individuelle mais sont aussi un instrument de cette émancipation. Je prétends et montre que c'est précisément une nouvelle modernité socialiste, fondée sur l'anthroplogie, qui peut relever ce défi.
Malheureusement ces quelques précisions ne peuvent que vous laisser sur votre faim, puisque par définition elles ne peuvent remplacer la lecture des quelques 400 pages de mon livre. Désolé. ;-))

 


JG | Le Vendredi 06/03/2009 à 03:54 | [^] | Répondre

3 - Re: quelques questions

Entendu, je comprend mieux sur la conception du socialisme, merci de votre explication.
Sur l'emploie du mot ordre, j'avoue avoir exagérément chipoté. Je comprend qu'il s'agit d'une "certaine forme" d'ordre, autre que celle que réclame les conservateurs et les réactionnaires, qui ne soit pas le contraire de la liberté mais sa condition. Désolé donc d'avoir cherché la petite bête, mais ce qui va de soi va parfois mieux en le disant...

 


Enadim | Le Samedi 07/03/2009 à 22:47 | [^] | Répondre